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Histoire du rhum AOC Martinique

Le Rhum de la Martinique en quelques dates

L´histoire du rhum de Martinique

L´histoire du rhum de Martinique - sentez-vous le parfum d´alcool de rhum blanc flottant sur les distilleries et rhumeries de Martinique ?


Lorsque les premiers collons français s’installent en Martinique, ils exploitent d’abord le café et le coton. L’alcool tiré de la canne est d’abord appelé "taffia" ou "guildive" à partir de 1640, date à laquelle la canne est introduite. L’objet principal de cette culture est la production de sucre, mais ce sont les résidus de cette production appelés écumes, sirops, ou mélasse, qui sont fermentés pour obtenir après distillation un alcool.

Au XVIIe siècle, la Martinique exporte déjà un peu de sucre de manière peu rentable.

En 1667, le Père du Tertre atteste de la fabrication de cette forme de rhum rustique appelé "Vésoü", dans son "Histoire générale des Antilles habitées par les François".
Mais c’est un autre ecclésiastique, le père Labat, qui fait d’avantage connaître l’alcool de canne après avoir été confronté en 1694 à une violente fièvre. Il raconte avoir été sauvé par une décoction de canne fermentée. Il introduit alors l’utilisation de l’alambic, pour parfaire la distillerie de la canne et obtenir une eau de vie plus pure.

Au milieu du XVIIIe siècle, il existe près de 450 sucreries en Martinique, mais la fabrication de rhum reste marginale et artisanale, contrairement aux colonies anglaises qui produisent déjà du rhum industriel. Devant la concurrence du sucre de betterave, les collons décident à la fin du XIXe siècle d’utiliser la grande quantité de mélasse qu’ils produisent pour fabriquer du rhum et trouver un autre débouché à la canne à sucre. C’est la naissance du rhum industriel.
Parallèlement, l’origine du rhum agricole est étroitement liée à l’arrivée de la machine à vapeur, appliquée au moulin à canne. Cette révolution technologique favorise une concentration des habitations pour augmenter la productivité. En 1870, la canne couvre 57% de la surface cultivée. Une usine centrale équipée de la machine à vapeur était placée au centre d’un cercle autour duquel gravitaient les petites exploitations, reliées par un réseau ferroviaire en étoile.



Le rhum agricole de la Martinique

Or certaines petites habitations isolées ne pouvaient être regroupées dans ce système. Plusieurs "habitations" ont ainsi décidé de distiller directement le jus de la canne, et elles ont donné naissance au rhum agricole, appelé à l’époque “rhum Z’habitants”. Par la suite, les différentes crises sucrières ont peu à peu transformé les usines centrales en distilleries agricoles.

Le 8 Mai 1902, l’éruption de la Montagne Pelée réduit à néant la ville de Saint Pierre et diminue de moitié la capacité de production.
Mais la Première Guerre Mondiale marque la reprise de la production : le rhum redonne du courage aux soldats, et entre dans la composition des explosifs : sa production est dès lors multipliée par deux, à tel point que les distillateurs métropolitains imposent une loi du contingentement du 31 décembre 1922 pour en limiter l’importation.

L´appelation rhum agricole AOC Martinique

Les producteurs martiniquais ont été les premiers à obtenir un label, par décret du 5 novembre 1996 pour le rhum agricole qui devient "AOC ", "Appellation d’origine contrôlée Martinique", après plus de vingt ans de démarches et l’amélioration constante de qualité. Cette appellation prestigieuse marque la reconnaissance d’un trésor national et d’un savoir faire, en érigeant le rhum agricole au même rang que le Cognac par exemple.

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Distillerie Nelsson Martinique
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Le rhum industriel tend d’ailleurs à disparaitre aujourd’hui au profit d’une production de grande qualité dans laquelle on retrouve :

- Le Rhum blanc

Base du ti-punch, il garde intacts les arômes de la canne fraîchement coupée. Après une réduction du degré alcoolique effectuée à l’eau distillée ou à l’eau de source, il est commercialisé à 50 et 55° en Martinique.

- Le Rhum vieux

Il s’agit d’un rhum blanc agricole qui est placé en fûts de chêne, au minimum trois ans pour obtenir cette appellation, mais un vieillissement plus poussé est fréquent. Ainsi, des rhums vieux de « 5 à 40 ans d’âge » rivalisent avec les plus grands spiritueux et s’apprécient à la manière des vieux cognacs ou whisky. Ils titrent généralement un degré alcoolique de 45° environ.

- Le Rhum paille

C’est un rhum resté en foudre de chêne pendant une période qui peut varier de 12 à 18 mois, et dont l’aspect a pris une légère coloration. Il titre généralement 50°.

- Le Rhum ambré

Il est obtenu par mélange du rhum paille et du rhum vieux. Il a la force du rhum paille et le parfum du rhum vieux. C’est un rhum fort et parfumé principalement destiné à la pâtisserie, aux cocktails et aux crêpes.

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Choix de rhums de la Martinique
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En 2010, 79.2% de la production a été exportée vers la métropole et les autres marchés, essentiellement Amérique du nord, et l’exploitation du rhum représente à elle seule 21% d.

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Description de l’appellation rhum AOC Rhum Martinique

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jeudi 8 décembre 2016
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